Home

Les causes qui ont facilité le développement de Paris sont nombreuses, telles que la mise à sa disposition sur la Seine d’une voie fluviale régulière qui permet des relations faciles avec la mer, la facilité de passage du bassin de celui vers le fini (Loire, Yonne, Marne, Oise) pour que, bien que loin du centre géométrique de la France, soit en quelque sorte le centre géographique ; l’existence à proximité de vastes espaces entre des rivières propices à la culture (Beauce et Valois) ou à l’élevage (Brie) et un climat assez favorable aux plantes méditerranéennes (dont la vigne : les pentes d’Argenteuil et de Suresnes) ; le carrefour avec la voie fluviale des routes terrestres (qui n’ont cependant pris de l’importance que lorsque le centre urbain s’est développé : artère N.-S., puis les rues Saint-Martin et Saint-Jacques, et E.-O., puis la rue Saint-Antoine, puis la rue de Rivoli et Saint-Honoré).

Vivre à Paris

Cependant, le choix du lieu en faveur de lieux similaires et également privilégiés (Meaux sur la Marne, Melun sur la Seine et Pontoise dans l’Oise) est lié, d’une part, à l’île (Cité) qui facilite le passage du fleuve et présente d’excellentes conditions de défense, baignée (surtout au NE) par de vastes marais ; d’autre part, à la présence, sur la rive gauche d’une colline (Montaigne Sainte-Geneviève) où pêcheurs et commerçants pouvaient trouver des conditions favorables à leur établissement. Il ne faut pas oublier non plus que près de Paris, la Seine change d’aspect, présentant de grands méandres et des eaux calmes vers la vallée, alors qu’en amont elle a un cours plus rapide et plutôt rectiligne, afin de créer d’excellentes conditions pour un port fluvial. Les facteurs politiques n’étaient pas étrangers à la domination des autres villes, à sa montée au rang de capitale féodale (IX-X siècles) avec la nomination du duc de Paris comme roi de France, ce qui permit alors aux Carolingiens de faire de cette région centrale du pays le noyau autour duquel se soudait tout le reste de la France, le point de départ des destinées ultérieures de la monarchie unitaire. L’existence d’excellentes carrières (calcaire grossier des catacombes de l’arrondissement de Luxembourg, grès de Fontainebleau, craie de la Villette) et une abondance de bois de construction ont également contribué à son développement.

Climat et hydrographie.

Le climat de Paris est assez favorable, car la ville est située dans une zone où les facteurs continentaux (fortes pressions en hiver et faibles en été) alternent avec les facteurs maritimes (conditions inverses). La température moyenne annuelle est de 10°.8 : en hiver la moyenne est de 3°.7, au printemps de 10°.3, en été de 18°.2, en automne de 11°.1. Crêtes extrêmes : 38°.6 le 20 juillet 1900 et -23°.9 le 10 décembre 1879. La pluviométrie moyenne est de 510 mm par an. Habituellement, il pleut lentement, avec une élimination monotone et assidue, qui dilue les bruits, obscurcit les lumières, les couleurs, afin de donner à la ville une richesse extraordinaire de couleurs intermédiaires. Il neige en moyenne 12 fois par an et les brouillards sont très fréquents. Parmi les vents dominent les chauds de S., SO., O. La Seine, qui est navigable sur 570 km. (avec une profondeur uniforme de 3,20 m. entre Paris et Rouen), a un régime régulier, avec des crues peu fréquentes, étant donné le rythme alterné des affluents droit et gauche. La navigation n’est suspendue que pendant deux à trois semaines en décembre et janvier. La vitesse moyenne des eaux est à Paris de 1500 m. toutes les heures. Le débit moyen est de 150 mètres cubes par seconde (33 mètres cubes minimum et 1000 mètres cubes maximum). Les débits les plus élevés sont à la fin décembre, les plus bas en août. L’inondation de 1910 a causé des dommages considérables.

Le site de la ville.

Le bassin parisien, qui fait partie du bassin de la Seine (tous situés sur le territoire français à l’exception des sources de l’Oise en Belgique), est principalement constitué d’inondations récentes, d’argiles, de gypse, de calcaire et de sables tertiaires, qui reposent sur une base secondaire et témoignent des événements géologiques de la région, qui a vu dans l’Oligocène une phase lacustre (travertin de Brie), suivie d’une phase marine (sables de Fontainebleau et Rambouillet) et d’une nouvelle phase lacustre (calcaire de Beauce). Les principaux éléments topographiques de la région sont une série de collines de dimensions modestes et avec une pente douce et peu prononcée, qui constituent les extrémités de plateaux légèrement ondulés. Les traces de terrasses et de branches mortes laissées par les courants de l’ancien quaternaire sont visibles. Le fleuve entre maintenant dans la ville par l’ESE, forme les deux îles de Saint-Louis et de la Cité, fait vers le nord une large courbe et après avoir divisé Paris en deux parties inégales tourne vers OSO. La partie sud est également traversée par la Bièvre (affluent de la Seine). Les collines de droite, plus hautes, commencent à Bercy en E. et se terminent à Passy en O., après avoir fait une arche vers le N. ; les principales élévations sont celles de Charonne, Ménilmontant, Belleville, les Buttes-Chaumont (101 m), Montmartre (128 m), les deux dernières séparées par une basseura traversée par des routes importantes, désormais tracées par des voies ferrées. A gauche de la Seine se trouvent les collines de Maison-Blanche et de Butte-aux-Cailles, près desquelles se trouve le Plateau d’Ivry, que la vallée de la Bièvre sépare de la Montagne Sainte-Geneviève (60 m), qui rejoint le Plateau de Montsouris (78 m).

Evénements du développement. –

Il est difficile de reconstituer l’aspect originel des lieux en pensant qu’aujourd’hui en 2019 on pense le plus simplement du monde à une augmentation mammaire Paris, compte tenu de la transformation que la région a subie du fait des deux mille ans d’activité des habitants, qui ont en partie détruit les forêts (vestiges remarquables : en forêt O. de Saint-Germain, au N. de Montmorency, à E. de Bondy, au SE. d’Armainvilliers), dérivé les voies navigables, détruit ou lissé les coteaux. La Seine coulait autrefois un peu plus au nord et l’île de la Seine, noyau originel de la ville, était à l’origine beaucoup plus basse, avec ses rives peu inclinées, entre bras de rivière plats et larges. La rivière a ensuite été divisée en plusieurs cours irréguliers, mais en correspondance avec l’île, les branches ont été simplifiées et le passage a été assez facile.